Stéphane Revello

Maire de Carros

Stephane Revello v

Carrossois de toujours, Stéphane Revello connaît notre ville, ses habitants et leur attachement à son identité. Quelques semaines après son élection, il revient sur son parcours, ses premiers pas comme maire et sa volonté de rester au plus près du terrain.

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 40 ans et je suis un enfant de Carros, j’y ai grandi avec mes parents, mon grand frère et ma petite sœur. J’ai effectué toute ma scolarité ici, de Lou Souleù à l’école Jean Moulin jusqu’au collège Paul Langevin. À l’école, j’étais quelqu’un de très investi dès lors qu’un sujet me passionnait… et un peu moins quand ce n’était pas le cas (rires).

Comment étiez-vous durant votre enfance et votre adolescence ?

J’étais plutôt calme et discret, mais avec un caractère déjà affirmé face aux difficultés. Plus jeune, je gérais moins bien mes émotions, j’ai appris à les canaliser avec le temps. J’ai mûri au fil des années. Je n’ai jamais été l’élève parfait, mes anciens camarades le savent. J’ai toujours été très attaché à ce que j’appelle « l’école de la vie ». 

Quelles sont les valeurs qui vous définissent aujourd’hui ?

Le challenge est mon moteur. Je suis autodidacte et j’ai construit mon parcours en créant plusieurs entreprises dans l’événementiel avec comme mission l’organisation de congrès, de séminaires, d’inaugurations… J’aime construire, m’adapter et aller au bout des projets. Je suis aussi enseignant vacataire à l’IUT de Cannes, où j’interviens sur la communication, la relation client et la prise de parole.

Votre engagement politique était-il une évidence ?

Je n’ai jamais aspiré à faire de la politique ni à devenir maire. Mais j’ai grandi ici, j’ai vu ma ville évoluer. J’ai eu l’opportunité de m’engager aux côtés de Charles Scibetta en mettant mes compétences au service de la commune. Avec le temps, j’ai eu le sentiment de ne plus reconnaître la ville dans laquelle j’avais grandi. Je refuse que Carros devienne une ville anonyme. Nous avons une identité, des traditions, une histoire. Mon engagement est né de cette volonté : redonner à Carros son éclat et son âme.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre fonction aujourd’hui ?

C’est le contact humain. Aller à la rencontre des Carrossois, écouter, échanger et surtout agir concrètement. Quand il y a un problème, on ne reste pas les bras croisés, on cherche des solutions et on fait avancer les choses. Il n’y a pas de baguette magique, mais avec de la volonté et du travail, on améliore le quotidien petit à petit.

Comment avez-vous organisé votre vie professionnelle pour assumer ce rôle ?

J’ai fait le choix de mettre mon entreprise en gestion pour me consacrer pleinement à mon mandat. Être maire d’une commune comme Carros demande un engagement total. Ce n’est pas une fonction que l’on peut exercer à moitié.

Votre parcours professionnel est-il un atout dans votre fonction ?

Oui, clairement. Il m’a permis d’acquérir des compétences en gestion d’équipe, en conduite de projet et en prise de décision. Je connais les réalités du terrain et celles des entreprises. Cela me permet d’avoir une vision concrète et de gérer l’argent public avec rigueur, en cherchant toujours à faire mieux avec les moyens dont nous disposons.

Le 22 mars, les Carrossois vous ont élu avec une avance confortable. Vous y attendiez-vous ?

Lors de nos déplacements dans les différents quartiers de Carros, je sentais une vraie adhésion sur le terrain. Les habitants étaient impliqués, ils se reconnaissaient dans notre projet et dans notre vision pour la commune. Depuis l’élection, je ressens surtout une volonté de rassemblement. L’image des plusieurs générations de maires réunies lors de la Fête des fraises, aux côtés de Charles Scibetta et Antoine Damiani, symbolise ce Carros uni que beaucoup attendaient : une commune capable d’avancer ensemble.

Vos 100 premiers jours étaient ambitieux. Face à la réalité des dossiers et à l’état des finances de la commune, pouvez-vous tenir ce cap ?

L’absence de transmission sur certains dossiers nous a obligés à tout reprendre rapidement ce qui nous  a demandé beaucoup d’énergie et de temps. 
Nous avons de plus dû faire face à des urgences importantes comme prendre la décision de maintenir certains postes essentiels qui devaient être supprimés : cinq ATSEM et deux éducateurs sportifs. Pour moi, il est hors de question de faire des économies sur les enfants, les seniors ou les publics fragiles.
C’est une période exigeante, mais indispensable pour repartir sur des bases solides. Je dois, pour l’instant, cumuler plusieurs fonctions, celles de directeur général des services et directeur de cabinet, ce qui a déjà permis de générer plus de 34 000 euros d’économies pour la commune. L’objectif est de stabiliser la situation pour consacrer encore davantage de temps aux habitants et au terrain. Malgré cela, nous avançons et nous tiendrons nos engagements.

Vous êtes également vice-président de la Métropole. Qu’est-ce que cela change pour Carros ?

C’est une reconnaissance importante pour la ville et pour le travail engagé. Cela va nous permettre de défendre plus efficacement nos projets et de les traduire en actions concrètes. Le fait d’avoir mené durant la campagne une ligne de conduite claire, sans étiquette, en allant chercher les bonnes idées partout, a été déterminant. Cette responsabilité est une véritable opportunité pour accompagner le développement de Carros.

Votre expérience passée comme adjoint à la culture et dans l’opposition vous aide-t-elle aujourd’hui ?

Oui, énormément. Elle m’a permis de comprendre le fonctionnement d’une collectivité, de connaître les équipes et les dossiers. Cela me permet aujourd’hui d’agir rapidement, malgré le manque de transmission et de prendre les bonnes décisions.

Comment comptez-vous rester proche des habitants ?

En étant présent sur le terrain, au quotidien et en soutenant les initiatives locales. Dès cette première année de mandat, nous remettons en place des événements fédérateurs comme le carnaval.