chichaLe maire Charles Scibetta prend un arrêté municipal interdisant la consommation de narguilé (chicha) dans les lieux publics
La qualité de vie est au centre de mes préoccupations pour la ville de Carros. C’est l’une des priorités au cœur du projet municipal que nous avons construit avec mes collègues élus. Une volonté forte qui doit être travaillée au quotidien car elle conditionne le « bien vivre ensemble ». Il ne peut y avoir d’entente cordiale et de climat apaisé que dans un environnement sain et favorable à l’échange, à la tranquillité et à la sécurité. Le respect de l’autre est essentiel dans cette perspective car il est le garant de la cohésion sociale...

Une occupation ostentatoire de l’espace public qui exclue l’autre va à l’encontre de ces principes car c’est un vecteur de mal vivre, de mal être et de malaise. En tant que citoyen, nous avons des droits mais également des devoirs qu’il faut respecter. C’est pourquoi j’ai décidé de prendre un arrêté municipal interdisant l’usage de la « chicha » dans les lieux publics. Effectif depuis le 26 avril 2016 après être passé au contrôle de la légalité, cet arrêté a la volonté de donner les moyens aux forces de l’ordre de lutter contre ce fléau sanitaire et social en protégeant nos jeunes, souvent mineurs, des ravages de cette pratique. Il s’agit de préserver nos quartiers des incivilités, des insalubrités et de l’insécurité que peuvent générer les rassemblements autour de cette pratique qui nécessite un matériel imposant et potentiellement dangereux (notamment à cause de la combustion du charbon utilisé et des risques de brûlure pour les utilisateurs et les passants). Je veux rappeler que cette pratique est excessivement nocive (l’Office Française du Tabagisme a déclaré que la fumée d’une chicha délivre autant de monoxyde de carbone que 15 à 52 cigarettes et autant de goudron que 27 à 102 cigarettes, selon des mesures effectuées par le Laboratoire National de Métrologie et d’Essais), y compris du point de vue du tabagisme passif, qu’elle produit des déchets et des salissures et que la combustion de charbon qu’elle nécessite représente un danger potentiel sur la voie public. Autant d’éléments que je ne pouvais plus tolérer sur le territoire de Carros.
Au lendemain de mon élection, j’avais donné des consignes à la police municipale afin de faire cesser cette pratique, notamment au centre-ville où les piétons et les riverains sont le plus nombreux. Les policiers municipaux ont fait pour le mieux en instaurant un dialogue avec les fumeurs de « chicha » et la plupart d’entre eux ont entendu le message. Mais malgré les échanges constructifs, il restait des récalcitrants qui refusaient de coopérer en invoquant le fait qu’il n’existait pas de cadre légal leur interdisant de fumer la « chicha », ce qui était vrai. Je n’ai cependant pas voulu m’en tenir à ce constat, qui était à mes yeux un constat d’échec, notamment au vu des effets néfastes propagés par cette activité. J’ai donc demandé à mes services que tout soit mis en œuvre pour trouver un cadre réglementaire permettant à la Police Municipale et à la Gendarmerie d’intervenir et de faire interdire cette pratique. Après quelques recherches, il s’est avéré que la ville d’Ermont, située dans le Val d’Oise, avait déjà pris un arrêté interdisant l’utilisation de la « chicha » dans les lieux publics. Nous nous sommes donc inspirés de cet arrêté et l’avons étoffé et adapté au contexte local. Pour ce faire, j’ai consulté l’ensemble de mes collègues du Conseil Municipal, mais aussi les différents groupes de l’opposition, les corps constitués, les acteurs socio-éducatifs, la cellule de veille…qui se sont unanimement prononcés en faveur de cet arrêté. Je tiens d’ailleurs à les remercier pour leur écoute, leur soutien et leur volonté d’œuvrer pour le bien de Carros.
Je suis déterminé à faire appliquer cet arrêté municipal et obtenir des résultats probants sur la problématique de l’utilisation de la « chicha » dans les lieux publics.

Lire l'arrêté municipal interdisant la consommation de narguilé (chicha) du 26 avril 2016 au 30 septembre 2016