La ville de Carros a développé un réseau de vidéosurveillance sur l'ensemble de ses quartiers. Depuis l'installation des premières caméras en 2000, l'efficacité du dispositif a largement fait ses preuves.

Depuis quelques années, la vidéosurveillance est également utilisée pour verbaliser les contrevenants.

 

Mode d'emploi

Les caméras de vidéoprotection tournent 24h/24 et 7j/7. Elles sont toutes reliées au centre de surveillance urbain, un local protégé et sécurisé situé au cœur de la police municipale. Jour et nuit, un opérateur visualise l’ensemble des écrans. Dès qu’un incident se produit, ce dernier a donc la capacité de faire intervenir les forces de l’ordre, voire les pompiers.

 

Historique

Premières caméras en 2000 au village

En 2000, la ville de Carros installe ses premières caméras de vidéosurveillance au village pour faire cesser des dégradations de véhicules constatées sur le parking de la place du Puy. L’efficacité du dispositif ainsi que l’assurance du respect de la vie privée vont rapidement motiver la municipalité à étendre cette technologie sur d’autres points stratégiques.

Sécurisation des parkings et des bâtiments publics

En 2002-2003, la vidéosurveillance est installée pour la première fois en ville, en commençant par le secteur du gymnase du Planet. Il s’agit alors de sécuriser le parc de stationnement afin d’éviter le stationnement anarchique et sécuriser le bâtiment public dédié aux sports. L’année suivante, en 2004, d’autres caméras font leur apparition pour assurer la tranquillité des usagers qui utilisent le parking de la médiathèque.

En 2010, vidéosurveillance devient vidéoprotection

Depuis 2010, une nouvelle phase débute avec la mise en sécurité du parking intérieur et extérieur et des alentours du forum Jacques Prévert. C’est également en 2010 que la vidéosurveillance devient vidéoprotection. Une évolution sémantique qui accompagne l’évolution de l’opinion publique, qui juge aujourd’hui cet outil « protecteur » à plus de 70%. Ainsi, le terme de vidéoprotection remplace celui de vidéosurveillance dans l’ensemble des textes juridiques. En 2011, le dispositif est alors étendu sur le centre ville : chemin du Roure, impasse des Bruyères, centre commercial, rue des Arbousiers, rue de l’Eusière, avenue des Cigales. Le projet global de vidéoprotection sur la commune de Carros se poursuit ensuite en 2013 et 2014...

 

Les objectifs

Dissuasion et contribution à la prévention de la délinquance : la vidéoprotection a prouvé son efficacité dans le cadre de la prévention des infractions telles que les vols et les dégradations. Elle permet aussi de réduire les atteintes aux personnes telles que les vols avec violence.

• Aide à l’intervention : lorsqu’une infraction flagrante est commise et détectée en direct par un opérateur, celui-ci peut tenter d’identifier le ou les auteurs de l’infraction tout en alertant les services de sécurité qui procèdent le cas échéant à l’interpellation.

• Outil d’investigation : la vidéoprotection est un outil apprécié par les forces de sécurité intérieure car elle leur apporte souvent des éléments d’information décisifs dans une enquête judiciaire ou administrative qui n’auraient pu être recueillis par d’autres moyens.

• Gestion des événements d’ordre public et des incidents : la vidéoprotection peut permettre de gérer des événements qui se déroulent sur l’espace public tels que des rassemblements festifs ou revendicatifs, déplacements d’autorités gouvernementales, voire régulation de la circulation.

 

Vidéo-verbalisation

La police municipale est aujourd’hui en mesure de dresser des procès verbaux sans la présence humaine de ses agents sur le lieu de l’infraction grâce à la vidéo-verbalisation. Le système est très simple et utilise les caméras du dispositif de vidéoprotection.

Dans un premier temps, l’infraction est constatée sur les écrans de contrôle. Une photo est ensuite prise pour la matérialiser. Un zoom sur la plaque d’immatriculation permet d’identifier le propriétaire du véhicule, qui reçoit quelques jours plus tard le procès verbal dans sa boîte aux lettres.

Si tous les types d’infraction routière peuvent être verbalisés, la vidéo-verbalisation permettra surtout d’en finir avec le stationnement anarchique et les voitures garées en double-file.