dossier

Urbanisme, environnement,agriculture, logement
Dessiner les contours du Carros de demain

Les orientations que prend une municipalité en matière d’urbanisme, de logement, de développement de l’agriculture et de politique environnementale sont primordiales car elles conditionnent l’avenir de la commune. Malgré les contraintes que leur impose le plan local d’urbanisme (PLU), Charles Scibetta et Esther Aimé, en charge de ces délégations, ont fait le choix de tout mettre en œuvre pour maîtriser l’urbanisation et redonner une vraie place de choix à l’agriculture. Une position assumée qui se traduit par des décisions fortes et des discussions constructives avec les promoteurs. La nature doit également être préservée. La municipalité en a conscience comme en témoignent le travail réalisé par les élus et techniciens de la commune sur la trame verte et bleue destinée à préserver la biodiversité sur l’ensemble du territoire ou le projet de réalisation d’un arrêté de protection du biotope. La problématique du logement est également au cœur des préoccupations lorsqu’on sait que des centaines de personnes sont en attente d’un appartement à Carros. Ce « bilan de mandat 2014-2018 » est donc l’occasion de rappeler quelles sont les orientations de la municipalité pour dessiner les contours du Carros de demain…
 

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Environnement...

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La trame verte et bleue pour préserver la biodiversité

La trame verte et bleue est un réseau formé de continuités écologiques terrestres (vertes) et aquatiques (bleues) identifiées par les schémas régionaux de cohérence écologique ainsi que par les documents de planification de l’État et des collectivités territoriales. Elle contribue à l’amélioration de l’état de conservation des habitats naturels et des espèces et au bon état écologique des masses d’eau.
Elle s’applique à l’ensemble du territoire national à l’exception du milieu marin.
Issue des différents Grenelles de l’environnement, la trame verte et bleue a un objectif : sauvegarder la biodiversité.
« La volonté affichée à travers cette trame verte et bleue est de protéger la faune et la flore, explique Esther Aimé. Dans cette optique, il est indispensable de travailler sur des continuités écologiques. Les orientations et les préconisations définies dans le schéma régional de cohérence écologique doivent se traduire dans le plan local d’urbanisme métropolitain (PLUm) puis être déclinées par chacune des communes concernées. À Carros, nous nous sommes beaucoup investis dans ce domaine. Nous faisons partie des rares communes de la métropole Nice Côte d’Azur à avoir travaillé sur la trame verte et bleue et à avoir fait des propositions concrètes.
Une cartographie a même été établie. Nous avons défini des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques. » Les réservoirs de biodiversité sont des espaces dans lesquels la biodiversité est la plus riche ou la mieux représentée, où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie et où les habitats naturels peuvent assurer leur fonctionnement en ayant notamment une taille suffisante. Les corridors écologiques assurent quant à eux des connexions entre des réservoirs de biodiversité, offrant aux espèces des conditions favorables à leur déplacement et à l’accomplissement de leur cycle de vie. Un arrêté de protection du biotope. La commune a en outre répondu favorablement à la demande de l’association Aqui Sien Ben afin que soit rédigé un arrêté de protection du biotope permettant de renforcer la protection du vallon obscur situé au niveau du vallon de la Tourre. Les arrêtés de protection du biotope permettent de créer des aires protégées dont l’objectif est de prévenir, par des mesures réglementaires spécifiques de préservation, la disparition d’espèces protégées. Ce dossier est actuellement en cours. Plus largement, dans le cadre de la modification n°2 du PLU et dans le projet de trame bleue, la commune de Carros a proposé de renforcer la protection de tous les vallons, avec comme mesure significative de porter à 10m de l’axe l’interdiction de construire, au lieu de 5m actuellement. Du nouveau et du renouveau pour les sentiers carrossois Depuis 2014, l’adjointe déléguée au patrimoine et au tourisme Françoise Couturier a pris à bras le corps le dossier des sentiers de randonnée. Soutenue et accompagnée dans cette démarche par le département des Alpes-Maritimes, dont l’une des compétences est justement la valorisation des itinéraires de randonnée et des sites dits remarquables, l’élue a travaillé sur la remise en état et les possibilités d’aménagement de ces sentiers, dont certains existaient déjà sans jamais avoir été véritablement valorisés. Le point d’orgue fut incontestablement l’inauguration du sentier Les Balcons de Carros, inscrit depuis 2016 au guide Randoxygène Pays côtier. Six itinéraires de la commune sont aujourd’hui inscrits au plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR) et figurent sur la série cartographique « Top 25 » : le Pont de la Lune, la chapelle Saint-Sébastien, le sentier des Plans à Carros village, le sommet du Broc, le Laurum et donc Les Balcons de Carros.
« L’actualisation des sentiers du PDIPR sur la commune s’est basée sur le projet que nous avons de relier les centres de vie communaux et les villages alentour par des liaisons piétonnes », expliquait Françoise Couturier à l’occasion d’un dossier sur les sentiers de Carros. Avec l’aide de la population, des associations de randonnée et plus globalement des amoureux de la nature, la commune souhaite également redonner vie aux sentiers communaux (définition des chemins, aménagement, balisage, fléchage). L’objectif, à terme, étant d’aboutir à un véritable maillage du territoire via les sentiers de randonnée.

 

Urbanisme.

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La commune toujours plus vigilante sur la maîtrise de l’aménagement urbain
Comme il s’y était engagé, le maire a souhaité, dès sa prise de fonction en 2014, tout mettre en œuvre pour maîtriser le développement urbain afin que l’intérêt de la population carrossoise soit placé au-dessus des intérêts individuels ou de ceux des promoteurs, sachant que le plan local d’urbanisme (PLU) s’impose. Une ambition qui se traduit par plusieurs mesures – notamment dans le cadre des modifications du PLU – mais également par une réelle capacité à mener des négociations sur chacun des projets immobiliers qui sont présentés

Des modifications dans le PLU
Concernant le plan local d’urbanisme (PLU), la commune fait là aussi preuve de la plus grande vigilance, l’objectif général étant de maîtriser l’urbanisation. Ce fut le grand axe de la modification n°1 du PLU en date du 11 septembre 2015. La modification n°2, actuellement en cours, intégrera en outre les résultats et les orientations de l’étude du cabinet Devillers & Associés, qui a effectué un état des lieux détaillé du quartier des Plans de Carros et donné des préconisations en termes d’aménagement du territoire, en respectant les souhaits de la municipalité. Il s’agit notamment de maîtriser et accompagner l’urbanisation des Plans, donner une place significative à l’agriculture, développer les services et les équipements publics, dessiner un plan de circulation adapté au secteur. L’enjeu est capital puisqu’il s’agit d’imaginer quel sera, dans les années à venir, le nouveau visage du quartier des Plans de Carros.

La modification n°1 de septembre
2015 a permis d’augmenter la surface d’espaces verts et de diminuer l’emprise au sol sur le quartier des Plans et aux écarts du village.
La modification n°2, actuellement en cours (*), propose plusieurs points :
• Chemin de la Tuilière : dans le quartier de la Tuilière, la zone UCd (constructible) passerait de 15 000 m² à environ 7500 m².
Un hectare basculerait en outre en zone agricole.
• Quartier des Plans :
- Proposition de reclassement du terrain Lou Plantié (près du lotissement Park Sainte-Estelle) de zone UCa en zone UDb. L’objectif de ce reclassement est de privilégier les espaces verts et de permettre une meilleure « couture » entre les différents
quartiers des Plans, limiter l’implantation de constructions trop volumineuses tout en conservant les espaces verts.
- Transformation d’une zone constructible d’un hectare en zone agricole au chemin des Launes, sur le terrain loué au GAEC La Cavagne, exploité par deux jeunes agriculteurs.
- Proposition d’un projet d’ensemble multifonctionnel (services, agriculture, tourisme, commerces, logements…) sur le secteur dit des Roses de Carros (ex-projet NOU) avec mise en place d’une servitude d’attente de projet (SAP).
- Projet d’orientation d’aménagement et de programmation (OAP)
le long du « Chemin de traverse » avec pour objectif le renforcement de la prise en compte de la qualité des espaces dans le périmètre déterminé. Le long du chemin de traverse : protection agricole, paysagère et environnementale.

(*) L’enquête publique concernant les modifications n°2 du PLU est programmée du 11 juin au 12 juillet. Le dossier est consultable en mairie ou sur le site de la métropole, rubrique « habitat-urbanisme ».
Des permanences du commissaire enquêteur ont lieu en mairie, salle des mariages, mercredi 20 juin et jeudi 12 juillet, de 10h à 12h et de 13h à 17h.

Des négociations pour chaque projet immobilier
Lorsqu’un projet immobilier s’apprête à voir le jour sur la commune, la municipalité demande et obtient des promoteurs une baisse du nombre de logements par rapport au projet initial, l’intégration d’un espace significatif consacré à de
l’agriculture (voir chapitre agriculture), la prise en compte de places de stationnement au-delà des obligations légales et une bonne intégration architecturale et esthétique du projet dans son environnement. Et ce n’est pas tout. Lorsqu’un projet est validé, les promoteurs s’engagent à participer au financement des équipements publics à créer dans le quartier à travers un projet urbain partenarial (PUP). C’est ainsi que les promoteurs de projets à venir devront participer au financement de la future école Simone Veil, de la création de deux city stades ou encore du réaménagement
de la route des Plans.

Un respect scrupuleux des règles d’urbanisme
Au-delà de la gestion des « grands projets » et du travail réalisé à moyen et long termes sur l’élaboration et les modifications des documents d’urbanisme, la direction du foncier et de l’urbanisme effectue plusieurs missions quotidiennes. Ainsi, la commission d’urbanisme se réunit deux fois par mois. Elle est composée d’un élu référent, de l’architecte conseil de la commune, de l’architecte de l’établissement public d’aménagement (EPA) de la Plaine du Var, ainsi que du service urbanisme et de la police municipale. Le rôle de cette commission est d’étudier les différents dossiers et d’émettre un avis (favorable, défavorable, refus), qui est ensuite transmis à la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) pour instruction de l’autorisation d’urbanisme. L’objectif de la commission – qui émet donc un avis mais n’est pas décisionnaire – est de garantir la parfaite application des règles d’urbanisme relatives à la commune de Carros.
En outre, un contrôle de conformité des autorisations délivrées a été mis en place. Quatre agents assermentés se déplacent sur les lieux afin d’attester que le permis de construire délivré a été parfaitement respecter. Si c’est le cas, la conformité est attestée. Si ce n’est pas le cas, un procès verbal peut être dressé pour infraction aux règles d’urbanisme. Toutes ces précautions permettent ainsi d’éviter des dérives et des incohérences en matière d’urbanisme.

Agriculture.

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Un soutien sans faille à l’agriculture
Lorsqu’il entend que « l’agriculture n’a aujourd’hui plus sa place à Carros », Charles Scibetta s’indigne !
Dès son élection en 2014, le maire et son adjointe ad hoc Esther Aimé ont pris à bras le corps cette problématique en cherchant toutes les solutions possibles pour maintenir et même développer l’agriculture sur le territoire communal. Une action volontariste qui se concrétise à travers plusieurs décisions fortes.

Favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs.
La municipalité a décidé de favoriser l’implantation de nouveaux agriculteurs en mettant à leur disposition des terrains communaux existants (chemin des Launes, l’Évêché, la Bastido, villa Barbary) mais également des terrains dont elle a fait l’acquisition (la Cavagne, le Gourg). L’objectif est bien entendu de relancer une agriculture qui a été pendant plusieurs années en perte de vitesse. Parmi les activités agricoles développées sur la commune, il y a notamment le maraîchage, les cultures fruitières (dont la fraise), l’oléiculture, l’apiculture mais aussi le pastoralisme. Toutes ces productions sont certifiées biologiques. Elles sont ou seront vendues localement au marché, dans les magasins ou encore sous forme de paniers. Toujours dans cette volonté de soutenir l’agriculture locale, des discussions sont en cours pour introduire très prochainement les légumes bio produits à Carros dans les repas servis dans les écoles de la commune.

Groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) La Cavagne
Nicolas Lassauque et Raphaël Balestra sont deux jeunes agriculteurs qui cherchaient un terrain pour en assurer l’exploitation. La ville de Carros leur a mis à disposition il y a maintenant deux ans un terrain au chemin
des Launes. Travailleurs acharnés, Nicolas et Raphaël passent leurs journées entre plantation, récolte et vente de leurs produits. Également présents sur les terrains de La Cavagne et du Gourg, ils disposent en outre d’un site internet (www.lacavagne.fr) sur lequel il est possible de confectionner son propre « panier » avec les produits disponibles en fonction des saisons (fruits, légumes et œufs de poules). Le tout certifié agriculture biologique.

Anne et Pierre Magnani à l’Évêché
En créant il y a quelques années Le potager de Saquier sur les hauteurs de Nice, Anne et Pierre Magnani ont développé un concept particulièrement apprécié de tous les amoureux de la terre et de ceux qui aiment être immergés dans le quotidien d’un agriculteur. Outre leur activité agricole « traditionnelle », Anne et Pierre consacrent un espace à l’accueil du public et au développement d’un projet participatif. Les personnes intéressées peuvent par exemple venir participer à des activités agricoles et partager un repas sur le site, confectionné tout ou partie avec les produits récoltés. Un concept qui plaît beaucoup et que le couple devrait prochainement pouvoir développer sur les terrains (nettement plus vastes) mis à leur disposition à Carros, dans le quartier de l’Évêché.

L’huile d’olive (de Carros) du moulin Alziari
Pour valoriser plusieurs hectares d’oliviers – dont certains sont centenaires – dans les quartiers de l’Évêché et du parc de la villa Barbary, la municipalité a choisi de faire appel à un spécialiste reconnu en la matière : la société Nicolas Alziari, producteur de grands crus d’huile d’olive depuis 1868. Cette marque niçoise en plein développement dans la production et la transformation de l’olive va donc exploiter les oliviers plantés sur les terres carrossoises. C’est Vincent Piot (photo) qui aura en charge la gestion de ces parcelles.

Bientôt du miel de Carros avec les abeilles de Léon Ducasse
Léon Ducasse a répondu à un appel d’offres intercommunal afin de mener un projet regroupant les communes de Carros, Le Broc et Isola. Le jeune apiculteur a installé des ruches sur le plateau des Rougières. Après avoir passé l’hiver et le début du printemps ici, elles sont ensuite transportées à Isola pour la période estivale. Ce projet a été porté par la métropole Nice Côte d’Azur et Agribio 06, en relation avec les trois communes. Dès l’an prochain, on pourra donc déguster du miel de Carros !

Développement du pastoralisme
Un troupeau d’environ 700 moutons venant de la commune d’Auvare passe l’hiver sur une partie de la colline carrossoise, l’autre partie étant louée à un berger de Saint-Jeannet. Des animaux assurent en outre le débroussaillement de certains secteurs : des ânes de la Brasque à la villa Barbary, des chevaux et bientôt des chèvres dans le secteur de l’Évêché. Enfin, un projet d’installation d’un troupeau de chèvres avec production et vente de fromages est en cours d’étude sur un secteur situé sous le canal de la Gravière, qui comprend aussi des terrains privés.


Des terrains agricoles… dans les projets immobiliers
Plus qu’une idée, Charles Scibetta et Esther Aimé en ont fait un véritable cheval de bataille. Dans les projets immobiliers qui voient le jour sur la commune, la municipalité demande aux promoteurs de réserver un espace à de l’agriculture. « Les formes d’agriculture ont changé et se sont diversifiées, argumente l’adjointe au maire. Aujourd’hui, nous pouvons tout à fait faire cohabiter agriculture et habitat. » Une volonté que Charles Scibetta n’hésite pas à affirmer auprès des promoteurs : « Ils sont généralement à l’écoute et nous obtenons systématiquement satisfaction sur ce point. Lorsqu’on consacre des espaces à la nature au cœur des projets immobiliers, tout le monde est gagnant. » Ainsi, trois projets aux Plans de Carros ont été pensés avec l’intégration de parcelles réservées à de l’agriculture urbaine : 800 m² de maraîchage et une serre de 150 m² pour le projet « Esprit Jardin » au chemin des Salles, un jardin d’agrumes d’environ 500 m² pour le projet « Le pré carré » au quartier Saint-Pierre et une oliveraie d’environ 50 arbres pour le projet « Le domaine des oliviers » dans le quartier de l’Escas de Nouguié.

Dans le quartier Lou Couletas, où les projets Nou et Les Roses de Carros ont été annulés, la volonté de la commune est de réaliser un projet multifonctionnel qui intègrerait du logement, du commerce, du service mais aussi de l’agriculture pour environ 1,5 ha.


Mise en place d’un marché de producteurs locaux
Il s’agit de l’une des toutes premières initiatives prises par la municipalité en matière de soutien à l’agriculture locale. En juin 2014, deux mois seulement après leur élection, Charles Scibetta et Esther Aimé mettent en place un marché de producteurs locaux sur le parking situé face à l’entrée du stade de football de l’espace Pierre Jaboulet. On y retrouve alors des stands tenus par les producteurs de Carros et des environs (fruits, légumes, fromage, etc.) tous les mercredis et vendredis de 16h à 19h. Ce marché de producteurs locaux devrait être redynamisé dans les années à venir avec la création du futur pôle d’échanges multimodal dans ce secteur.


Une modification du plu favorable à l’agriculture
Des modifications du plan local d’urbanisme (PLU) sont actuellement en cours avec une enquête publique qui devrait prochainement démarrer. Il est notamment proposé :

• le passage en zone agricole du terrain communal situé chemin des Launes afin de pérenniser l’activité agricole, • une protection renforcée de certaines parcelles, notamment d’oliviers, situées le long du futur chemin de traverse, dans le quartier des Plans,
• le passage en zone agricole de 1 ha de terrain aujourd’hui constructible situé chemin de la Tuilière.
Enfin, dans le cadre de l’élaboration du futur PLU métropolitain, la commune a proposé le passage en zone agricole de nouveaux terrains.

 

Logement.

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Des relations privilégiées avec les partenaires

Avec plus de 400 demandes de logements sociaux, Carros met tout en œuvre pour trouver des solutions, y compris pour les familles en sur-occupation, celles qui vivent dans des logements insalubres ou celles qui souhaitent accéder à la propriété malgré des revenus modestes.

Adjoint délégué aux affaires sociales et au logement mais aussi vice-président du centre communal d’action sociale (CCAS), Jean Cavallaro est très attaché à ces problématiques.
« Avec la création de quelques logements aux Plans de Carros, nous avons pu répondre à certains besoins, analyse l’élu. Certaines familles qui résidaient en centre ville étaient en attente de logements de plus grande capacité et souhaitaient rester sur Carros. Nous avons pu les installer dans des nouveaux logements au Village Saint-Pierre ou au Park Sainte-Estelle grâce en partieau 1% logement, ce quiapermisde libérer quelques logements en villepourd’autres familles. Ainsi, nousavonspu trouverdes solutions. »

Des élus investis dans la problématique du logement Depuis leur prise de fonction en 2014, Charles Scibetta et Jean Cavallaro n’ont eu de cesse de tisser des liens privilégiés avec les partenaires de la commune et du CCAS en matière de logements, notamment la préfecture et les bailleurs sociaux mais aussi Action Logement dans le cadre du 1% patronal. Une relation de confiance qui permet par exemple à Carros d’obtenir davantage de places dans le contingent de logements sociaux disponibles.
« En moyenne, la commune décide de l’attribution de 10% des logements sociaux, détaille le vice-président du CCAS. Mais grâce aux bonnes relations que nous entretenons avec les bailleurs sociaux, notamment Côte d’Azur Habitat et Habitat 06, ceux-ci nous permettent de mettre en commission des candidats sur leur contingent. » Jean Cavallaro a en outre été membre de la commission qui étudie et instruit les dossiers de demande de logements sociaux (sur-occupation, insalubrité, expulsion) dans le cadre du droit au logement opposable (Dalo) et Charles Scibetta est membre de la commission logement de la métropole Nice Côte d’Azur.
Autant de preuves de l’intérêt que portent les élus carrossois à la problématique du logement.

Logement et handicap : au cas par cas
Concernant l’accessibilité aux logements pour les personnes à mobilité réduite, le CCAS est en relation étroite avec différents partenaires dont la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), l’association des paralysés de France (APF) et les bailleurs, notamment Côte d’Azur Habitat. « Dans ce domaine, nous essayons modestement de recenser les personnes ayant des difficultés et, lorsqu’on le peut, on essaye de faire un échange de logements, sachant que les bailleurs sociaux procèdent régulièrement à des travaux de mise aux normes, en priorité pour les séniors, grâce au financement du département ou de la métropole », explique Jean Cavallaro. Bien entendu, ces situations doivent être gérées au cas par cas.